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Mo Yan - Le Veau, suivi de Le Coureur de Fond

 

Veau, moutons, vipère et (vieille) lune de fiel...

Alors qu'une semaine auparavant, ses livres étaient traduits et lus, édités et rééedités en poche, voilà que notre pékin nobélisé sucite une haine bien au-dessus de la Moyanne. L'essentiel étant de ne pas l'avoir lu, bien sûr... Voici donc trois livres pour accompagné trois réactions qui me sidèrent quand elles ne me peinent pas... Plutôt que de longs discours, trois salves un peu sottes sur Mo Yan et les Nobel, et trois livres. Une supplique : "Si vous n'aimez pas ça, n'en dégoutez-pas les autres".  

 

Première salve : 

 

"L’Académie suédoise à récompensé l’écrivain chinois Mo Yan, âgé de 57 ans. Et tout cela rend Nelly Kaprièlian, des "Inrocks" très perplexe.

 

"Le Nobel de littérature n’est pas une affaire sérieuse. C’est tout au plus un running gag, fomenté par un gang de vieux suédois pervers décidés à tuer Philip Roth à petit feu en récompensant à peu près tout le monde et n’importe qui, sauf… lui.

La preuve aujourd’hui avec Mo Yan, l’écrivain le plus ennuyeux de Chine et de Navarre. On ne s’étonnera pas d’apprendre qu’il traite dans d’épais romans – qui nous sont toujours tombés des mains – du sexe et de la mort, des sujets aussi profonds que ça, et surtout de la Chine et de sa politique – bref, il est engagé. Certes, il en a bavé en Chine populaire, contrairement à ce que laisseraient supposer les titres hilarants de ses livres (Radis de cristal ; Les Treize pas ; Le Pays de l’alcool Le Clan herbivore ; Le Supplice du santal ; Beaux seins, belles fesses Le Veau) qui fleurent bon le chinois passé à la machine à traduire.

C’est sûr que Roth avec ses titres sinistres – Un HommeLe RabaissementNémésis – pouvait toujours aller se rhabiller. D’autant qu’il est américain, donc aisé, donc gâté par la vie. Alors tant pis s’il est bien meilleur écrivain que Mo Yan. Les jurés du Nobel se fichent bien de la littérature. Ils sont là pour se donner bonne conscience : et un écrivain chinois qui a souffert, ça vous pose là – même si l’on se demande si avoir attendu 1997 pour quitter l’armée populaire, ça ne craindrait pas un petit peu."

 

La langue de vipère de cette vieille lune de fiel des Inrocks oublie de dire qu'elle avait parié sur Philip Roth lors d'une très longue interview quelques jours auparavant... On peut aimer Roth et Mo Yan, c'est mon cas... Portnoy et son complexe est un grand souvenir de lecture...

 

Le livre :

 Dernier traduit en français et composé de deux longues nouvelles, mêlant souvenirs et imagination débordante,  que relient l'attachement de Mo Yan à l'enfance, à sa province natale et au monde animal, décrivent une Chine rurale où la débrouillardise permet d'affronter la dure réalité. Mo Yan lui-même s'y dévoile comme jamais, en adolescent turbulent et bavard aux prises avec la souffrance du veau, la misère, et la ruse infinie des hommes, ou en observateur de dix ans, candide et curieux, de la course de fond organisée par l'école. À chaque tour de piste, c'est la surprise, le suspense grandit tandis que l'enfant dresse un tableau truculent de la vie de son canton dans les années soixante. Mo Yan laisse exploser avec délices la malice et l'énergie de l'enfance, la bonhommie, le courage et l'humour vache du monde paysan soumis aux lois absurdes de l'époque maoïste.

 

 

 

Ne soyez pas des moutons, lisez  Le Veau

 



24/10/2012
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