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Manchette - Que d'os!

 

 

Eugène sur la roche tarponnienne...

 

JEUDI 20 DÉCEMBRE 2012

Je poste mon cinquième Manchette

et mon second Tarpon. (Journal de l'atelier Panik) 

 

JEUDI 27 NOVEMBRE 1975

Je me suis attaqué à un nouveau Tarpon, dont j’ai écrit 7 ou 8 pages avec plaisir et facilité. Voilà qui fait beaucoup de livres à la fois sur la planche. On verra bien.

 

JEUDI 25 DÉCEMBRE 1975

Dans ce Tarpon, j’ai appliqué le même principe que dans le premier : empiler un maximum de trucs de répertoire.

Remarquer aussi comme la question « Pourquoi ne vont-ils pas à la police ? » est aisément résolue en faisant des policiers soit carrément des méchants, soit simplement des poursuivants (cf. 39 Marches). Mais, évidemment, on ne peut pas faire ça à tous les coups.

Influence des 3 JOURS DU CONDOR dans la conception de la tension dramatique dans TARPON CHEVAUCHE DERECHEF.

 

MERCREDI 14 JANVIER 1976

Je ne suis pas loin du tout de la fin de TARPON. Comme j’ai détruit une grande part de suspense en donnant les explications avant l’action finale, j’avais un problème. Je crois l’avoir résolu en ayant l’idée d’un procédé purement technique : il s’agit de raconter tout de suite la fin en quatre ou cinq phrases, et ensuite on la raconte en deux ou trois chapitres. Puisque le lecteur, au présent stade, nécessairement pense avoir deviné ce qui va suivre, et puisqu’il l’a deviné effectivement, il convient, je pense, de confirmer aussitôt ce qui est deviné, afin qu’on s’occupe uniquement du reste, qui est d’ordre descriptif, psychologique et stylistique.

 

SAMEDI 28 FÉVRIER 1976

Bon travail à TARPON. Passé la page 125. Comme il y a un peu de mou vers cet endroit, je crois que je vais faire découvrir par Tarpon le cadavre d’Albert Pérez. Il ne faut jamais rester trop longtemps sans tuer quelqu’un, comme disait l’autre.

 

Extraits du Journal de J. -P. Manchette

 

 

« …J’étais aboulique. J’avais la langue saburrale comme une wassingue sale et le front halitueux. Mes perceptions étaient laciniées et il me semblait que je baignais dans du galipot. J’étais vachement labile et quand Charlotte m’a eu fait lever, ce n’était ni le pied ni les oaristys, de sorte que j’ai méchamment jaboté et même crié raca sur elle, en titubant comme un ophite. Bref, vous voyez le tableau, et que j’étais camé comme un bœuf… »

 

(extrait de la prose d'Eugène Tarpon,

lui-même péniblement extrait du brouillard)

 

Ça sent le vécu !

 

 

Une tranche de l'adaptation de Boisset, extrait de "Folle à tuer"

 

Quelques os extraits des Oeuvres complètes de Manchette.



20/12/2012
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