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Dürrenmatt - Romans

 

 

Ce n'est pas un Romand policier,

mais un ironiste Alémanique!

 

La littérature suisse de langue allemande du 20e siècle marche sur deux plumes majeures. Max Frisch pour l'ironie, Friedrich Dürrenmatt pour le grotesque. 

 

Petit-fils d'un satiriste connu, et qui l'influencera: « Mon grand-père a été envoyé en prison pendant dix jours à cause d'un poème qu'il avait écrit. Je n'ai pas encore été ainsi honoré. Peut-être est-ce ma faute, ou peut-être le monde a-t-il tellement périclité qu'il ne se sent plus offensé lorsqu'il est sévèrement critiqué. », Friedrich Durrenmatt est né en 1921 dans le canton de Berne.
Après une jeunesse mouvementée, il étudie à l'université de Berne (littérature allemande, histoire de l'art, sciences), puis à l'université de Zurich.
Il interrompt ses études en 1946 et écrit des pièces de théâtre.
Il faut gagner sa croûte, alors il écrit des romans policiers ; mais il continue à oeuvrer aussi dans d'autres genres : nouvelles, pièces radiophoniques, et il continue à écrire des pièces de théâtre. Il commence à percer.

C'est le succès international en 1956, avec La Visite de la Vieille Dame.

 

Voici quatre romans "policiers" rassemblés par nos soins et traduit par Armel Guerne, le traducteur de Moby Dick, de Kleist et le correspondant de Cioran durant de longues années. Quatre livres sur lesquels, peu ou prou, nous avons sué lors de trop scolaires cours d'allemand...

 

La panne

Une panne de voiture amène Alfredo Traps, agent général et représentant exclusif du tissu synthétique Héphaïstos, à interrompre son voyage. Rien n'est libre à l'hôtel du village où il s'est arrêté et on lui indique l'adresse de quelqu'un qui ne refusera sûrement pas de l'héberger.
En effet,. son hôte, un très vieux monsieur, l'invite même à dîner avec lui et ses trois amis. Aimerait-il participer aussi à leur jeu ? Chaque soir, ils exercent à nouveau pour se distraire leur profession de naguère. Ils sont juge, procureur, avocat et bourreau, mais l'accusé manque.

 

Le Juge et son bourreau

Istanbul, il y a quarante ans. Deux personnes, toutes deux originaires de Suisse, se rencontrent lors d'un séminaire international de police. L'un d'eux, Hans Bärlach est un jeune policier ambitieux qui croit que tout crime peut être résolu sur base d'une enquête méthodique. L'autre par contre, Gastmann, prétend que de nombreux crimes ne pourront jamais être résolus rien que par le fait qu'un mobile peut être absent, et il lui propose un pari des plus diaboliques: Gastmann commettra crime sur crime et Bärlach devra essayer de l'arrêter. Sur un ton de plaisanterie le policier accepte, mais à son horreur il ne se rendra compte que trop tard du sérieux de son compagnon.

 

Le Soupçon

Le commissaire Hans Bärlach est en fin de carrière et souffre du cancer. Il est d'ailleurs alité à l'hôpital suite à une opération. Lors de ce séjour à l'hôpital il reçoit la visite d'un de ses amis, Samuel Hungertobel. Ensemble ils discutent de tout et de rien. Jusqu'au moment où Hungertobel, feuilletant le magazine Life, reconnaît dans les pages du magazine la photo d'un docteur allemand, un certain docteur Nehle, qui avait commis des expériences médicales atroces sur des juifs dans les camps de concentration lors de la Seconde Guerre mondiale. Cependant le docteur nazi est censé être mort suite à un suicide commis en 1945 à la fin de la guerre. Hungertobel reconnaît une ressemblance avec l'un de ses collègues, Emmenberger, qui avait passé la guerre au Chili. Bärlach suspecte que Nehle et Emmenberger aient échangé leurs identités, et celui qui s'est suicidé n'est pas celui que l'on croit. Après enquête Bärlach se rend compte que le docteur Emmenberger aurait vraisemblablement commis des atrocités lors de la guerre sous l'identité de Nehle et travaillerait aujourd'hui comme si de rien n'était dans une clinique privée suisse près de Zürich. Le soupçon est né et Bärlach va tout faire pour confondre ce médecin nazi.

 

La Promesse

Autopsie d’un meurtre. « La promesse » fait l’anatomie d’une idée fixe. Tout en perpétuant la tradition du roman policier en tant que genre intellectuel, où la vie ressemble à un problème arithmétique, et où la solution de l’énigme s’obtient par un raisonnement logique, Dürrenmatt place sur l’échiquier une pièce lunatique, double et trouble : son détective a résolu le crime par l’intelligence ; pour mettre la main sur le coupable, il choisit la folie comme méthode et son raisonnement est simple : « Je ne sais rien de l’assassin. Il m’est impossible de le rechercher. Ce que je peux chercher par contre, c’est sa prochaine victime. » Le détective mettra toute son énergie au service de son idée fixe, faisant de sa vie entière le décor d’une pièce – d’un piège ? – qui n’attend plus que le principal acteur, le criminel recherché.

 

Quelques archives de la Télévison Suisse Romande sur Dürrenmatt

 

Le centre Friedrich Dürrenmatt à Neuchâtel

 

Un beau volume, assemblé par l'atelier Panik

 

 

 

 

 



25/09/2012
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